Un compost pour nos semis

Novembre se profile avec la préparation du sol pour le printemps et la création de compost pour nos futurs semis.

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Dernière plantation de bulbes d’oignons

Mercredi dernier nous avons planté les derniers oignons violets. Après avoir jeté quelques coups d’œil aux bulbes déjà en place, on a pu voir que certains ont déjà fait leurs racines. Nous avons poursuivi la reformation des buttes en y incorporant du compost riche en matière organique disponible pour les plantes. Puis ce fût l’occasion de notre première récolte de topinambours, cette racine blanche que l’on a beaucoup consommé pendant la guerre. Son goût particulier est très appréciable en purée ou au four.

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La récolte de topinambours partagé avec tous les participants du mercredi.

Vendredi, fidèle au poste avec Véronique nous avons poursuivi le travail de butte et de désherbage des blettes qu’on dégustera pendant l’hiver.

Puis dimanche dernier, nombreux et nombreuses étaient au rendez-vous pour connaître tous les mystères du compost. Le compost finalement c’est cette matière brune semblable à du terreau qu’on obtient lorsque de la matière organique fermente de façon aérobie (avec de l’oxygène). Ce phénomène qu’on appelle aussi compostage, provoque une augmentation de la température de matière organique (parfois jusqu’à 60°C !) que nous pourrons constater dans notre compost en tas réalisé lors de l’atelier.

La recette de notre compost :

Sur un 1 m² répéter l’alternance des 3 couches suivantes, jusqu’à atteindre une hauteur de 1 m :

  • Une couche de matière verte : riche en azote (herbe, moût de raisin et de pomme)
  • Une couche de matière brune : riche en carbone (feuille de chêne)
  • Une couche de fumier de cheval
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Compost en tas réalisé dimanche 19/11/2017

Toutes les 2 semaines on le retournera et dans 3 mois on aura un beau compost noir équilibré pour nos futurs semis de printemps. Plus besoin d’acheter du terreau en magasin !

Camille

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Pour info :

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Couverture du sol avant l’hiver

Le frais est là, le soleil aussi. Pour conserver la chaleur des rayons automnales nous avons commencé le paillage de l’ensemble des buttes.

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Petite leçon de plantation de fraisier.

Le mercredi 8 novembre nous avons recouvert de foin les buttes d’oignons, d’échalotes et d’ail. Cette couverture gardera la terre au chaud ainsi que les bulbes et évitera le développement des adventices, ces plantes poussant sans qu’on leur ai demandé leur avis (Du latin adventicius, « qui s’ajoute, supplémentaire, venant de l’étranger »).

La plantation de fraisiers s’est faite dans les règles de l’art, en suivant les conseils avisés de Ange. Réaliser un trou assez gros pour mettre le plan, ajouter du compost dans le trou, positionner le plan sans fragiliser les racines, tasser la terre autour des racines pour que celles-ci puissent puiser les nutriments, surtout ne pas couvrir le collet avec de la terre et placer le plan de fraisier un peu en hauteur. Et hop le tour était joué. Beaucoup plus simple à comprendre en le faisant qu’en lisant un bout de papier !

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Un jardinier en pleine action de plantation de fraisier.

Le vendredi qui a suivi, ce fût au tour des bulbes de lys amené par Véronique de trouver une place au jardin des Petits-Ponts. Ce sera devant le poulailler. Poivre et Sel ont apprécié l’animation et les quelques vers et limaces qu’elles pouvaient récoltés lorsque nous avons travaillé le sol. Pour ce faire, une ribambelle d’outils ont été testés : un coup de grelinette par-ci, « moi je préfère la bêche » par-là. Enfin nous avons planté les lys orange sur la terre bien ameublie et de préférence non retournée.

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Massif de lys devant le poulailler.

La séance fût clôturée par l’apport de matière organique sur une butte. On découvre le paillage sur le dessus, on ajoute quelques brouettes de compost et on recouvre de notre paillage. La butte est prête pour le printemps prochain !

Camille

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Pour information :

Foisonnement de bulbes, de maraîcher·ère·s et de récoltes

Les premières nuits gélives ont pointé le bout de leur nez et ont blanchit la parcelle des Petits-Ponts. Les bulbes d’oignons, d’échalotes et d’ail que nous avons plantés toutes la semaine dernière résisteront-ils à la fraîcheur de cet hiver ?

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De gauche à droite : Salade, carotte rouge sang, poireau, pommes de terre, navet et botte de radis

En attendant d’avoir la réponse à cette question, poursuivons nos récoltes de plus en plus fructueuses. Ce vendredi, les légumes du pot-au-feu était à l’honneur. Nous les avons récolté après avoir préparé 3 buttes d’ail. Récompense bien méritée.

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Le futur pot-au-feu de Véronique (et sa salade)

Puis dimanche nous avons recommencé, plus nombreuses et nombreux. Ça y allait à coup de fourche-bêches contre le rumex, de grelinettes aérant le sol, de serfouettes décompactant et coupant les racines puis de binettes pour un petit désherbage de surface. Les planches de cultures étaient d’un beau brun foncé, le sol est riche à l’endroit ou nous avions implanté les pommes de terre. Ce seront donc les bulbes de la familles des Liliacées qui pousseront à leur suite : ails, oignons, échalotes.

Planche botanique Oignon : Allium cepa et Ail : Allium sativum

Au détour de nos efforts, les enfants ont fait la rencontre d’un crapaud commun. Leur curiosité n’était pas sans intérêt pour notre jardin potager. En effet, le crapaud se nourrit d’insectes, cloportes, mille-pattes, vers de terre, mais surtout limaces, escargots et chenilles qu’on apprécie moyennement quand ils ou elles se baladent dans nos salades.

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Crapaud commun Bufo bufo, trouvé par les enfants

Toutes ces découvertes et se sont terminés avec une belle récolte de diverses salades : laitue feuille de chêne, romaine, roquette et mâche.

Camille

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Point information :

Qu’est-ce qu’un bulbe en biologie végétale :

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Schéma d’une coupe de bulbe d’oignon