14, 21, 24, 31 août / récoltes des pommes de terres.

Après les dernière plantations, les premières récolte de ces fameux tubercules s’annoncaient.

Pour l’occasion, nous avions eu un article du parisien : article du parisien

mais aussi le relais de nos aficionados d’Enlarge your Paris  http://www.enlargeyourparis.fr/agenda/.

Nos indispensables et traditionnels jardiniers amateurs associés au projet :

  • Notre inconditionnel et perpétuel Théo d’une régularité sans faille, et présent depuis le premier jour.
  • Une personne de Banane Pantin : http://bananepantin.lo.gs/ pressée de decouvrir la culture en plein champs et quelque peu dépaysé dans les 7000 mètre carré de patates.
  • Deux jardiniers passionés de viticulture de clinamen qui pour l’occasion avaient troqué leur présence dans les vignes contre la promesses de quelques patates bleues.
  • Un couple de nouveaux jeunes du cru, curieux et avides de découvrir le jardinage vivrier que nous reverrons encore.

Et puis médias oblige, malgré la carence de panneaux indicatif, un nombre conséquent de curieux jardinier en ballerines qui auraient bien voulu croquer la pomme sans avoir à la ramasser, qui se sont vite decouragés, sous ce soleil de plomb.

30 degrés à l’ombre, une terre argilo limoneuse qui n’a pas vu l’eau depuis plus de trois semaines, un sol totalement fermé. Des herbes hautes, avec nos amis les rumex, toujours présents, et des montagnes de Liseron. Car qui dit paillage, dit installation de liseron.

En debut d’atelier à 15 heures, il faut dire que le champs de patates, ne fait guère envie. Mais très vite après la fauche entre les andains, et le désherbage des premiers rangs, on voyait beaucoup mieux le feuillage mordoré des pommes de terre avec les promesse de quelques récoltes de pomme de terre vitelottes.

Après une petite pause bien méritée, tous un chacun s’acharnait dans dans la paille pour denicher le precieux sésame chagé d’antociane et d’amidon. Petit hic, les récoltes sont assez maigres, du fait d’un arrosage inexistant, mais aussi d’un manque de paillage, régulier. En effet nous avons, effectuer un seul paillage au moment de la plantation, alors que nous aurions dût, dès lors que nous aurions été plus nombreux, en effectuer à minima un voir deux autre intermédiaire entre le moment de la plantation et la récolte. Résultat, au lieux de pousser en surface, nos pommes de terres, ont été chercher l’humidité en terre, les tiges et feuillages n’ont pas été recouverts, ce qui nous donne des productions plus restreintes et une récolte plus contraignante et éreintante. Il faut gratter la terre, sur quelques dizaines de centimètres, ça n’a l’air de rien dans un jardin, mais sur des surfaces comme les nôtre, ça change la donne.

Toutefois, meme si nous avons eu moins de pomme de terre qu’espéré, et que les tubercules sont d’un petit calibre, nous pouvons nous enorgueillir d’avoir suffisamment de plants pour ensemencer nos champs l’an prochain, mais aussi de permettre à nos associés jardiniers de décourvrir, ce qui n’est accessible qu’aux connaisseurs et aux gourmets :  

La Star de cette récolte: la vitelotte, également nomée vittelotte noir, appelée aussi « négresse » ou « truffe de Chine »:

Variété ancienne 1821, tardive, farineuse au gout de noisette, cette pomme de terre traditionnelle qui a la particularité d’avoir une peau et une chair violettes. Elle n’est plus cultivée que par quelques exploitants en France.

Les vitelottes noires ont une peau foncée, presque noire, et une chair bleu-violet qui se conserve à à la cuisson du fait de leur teneur élevée en anthocyanine, ce qui constitue un apport naturel en antioxidants. Petit hic, cette variété tardive à une rendement relativement faible comparé à celui des variétés modernes.

Dans les Mémoires d’agriculture, publiées à Paris en 1817 par la Société royale et centrale d’agriculture, la vitelotte est citée comme l’une des six « espèces » de pomme de terre connues aux halles de Paris, avec la hollande, la jaune, la grise, la violette et la patraque. La vitelotte se subdivise en « variétés » : vitelotte d’été, vitelotte d’hiver ou franche, toutes deux donnant une excellente fécule, et vitelotte bâtarde, à chair rouge jaspée ou striée, considérée comme une mauvaise pomme de terre.

En 1863, le Traité élémentaire d’agriculture recense sous le nom de « vitelottes ou cylindriques » une classe de pommes de terre qui se caractérisent par des tubercules allongés et cylindriques aux yeux nombreux et profonds, mais dont la chair pouvait être blanche, jaune, rose, rouge ou violette, mais il ne cite pas de variété violette.

En 1891, Vilmorin dans les Plantes potagères cite la vitelotte comme une « variété rouge longue entaillée », à peau rouge et à chair blanche parfois zonée de rouge, et cite, parmi les pommes de terre violettes, la « négresse », variété semblable à la précédente par la forme du tubercule, mais à la chair presque noire, cette couleur étant considérée par l’auteur comme son seul mérite

Les tubercules, de forme oblongue, bosselée, aux yeux demi-enfoncés, ont une peau assez épaisse, ce qui facilite leur conservation. Elle se consomment, en purée, en chips, ou en salade composée, en frites, mais se conjuguent mieux en ragoût et autres plats mijotés du fait de leur tenue exceptionnelle en cuisson.

Quelles vertus pour la pomme de terre:

Source importante de glucides, principalement sous forme d’amidon, la pomme de terre fournit aussi des protéines, des vitamines, ainsi que des fibres. Elle recèle en particulier de la vitamine C ; dans des proportions variables selon les variétés, des vitamines B, des minéraux et oligo-éléments, parmi lesquels du potassium, du magnésium, du fer, du calcium et du phosphore.
Constituée en majeure partie d’eau et à une teneur en lipides insignifiante, son apport calorique est très modéré. De ce fait, la pomme de terre a toute sa place dans une alimentation équilibrée et figure même au menu de régimes hypocaloriques.

Prochaine récolte:

dimanche 21 aout à partir de 15h00, dans de meilleures conditions car la météo plus clémente aura entre temps humidifiée le sol pour nous permettre de l’ouvrir plus facilement.

 

g.

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03 août / Rumex Invader!

rumex_obtusifolius_plant

Notre Leitmotiv cette année, La chasse au Rumex!

Rumex et Chardon des champs : deux vivaces souvent redoutées, difficiles à contrôler. l’agriculture durable, sans pesticides s’y confronte régulièrement sans trouver de remède miracle, ici la fiche technique d’une étude intéressante

http://www.agriculture-durable.org/wp-content/uploads/2011/05/RumexchardonsBAT.pdf

On coupe, on tente des semis de seigle, on se renseigne, comment limiter en dehors d’attendre la fin du cycle naturel qui fera place aux chardons. Dans les champs du Sausset, on dépasse les deux cent spécimens par mètre carré. et surtout quoi et comment cultiver du vivrier, pourquoi une présence aussi aussi massive.

Plongée dans l’univers d’un adventice : Tout d’abord, il y  a rumex et rumex:

Le crispus: 

Polygonaceae, aux grandes feuilles, rugueuses et épaisses originaire d’Eurasie nommée aussi réguette, oseille crépue, patience crépue ou frisée, s’en débarrasser et un vrai sacerdoce.

Elle se développe dans les endroit incultes et les pâturages négligés, les friches agricoles, et tous les sites perturbés par l’homme.

La présence de ce rumex indique des hydromorphismes par tassement ou engorgements en eau, ainsi qu’une saturation du sol en matière organique animale ; amenant à la destructuration des argiles et la production de nitrites, fer ferriques, et aluminiums. Cette espèce a tendance à pousser sur les sols basiques.

Allégorie du charme d’un clochard ou de la beauté de la pauvreté et de la vieillesse. De tout temps éradiqué, chassé, repoussé, il n’en reviens que plus fort.

Seules panacées, malgré un gout particulièrement amère, il fut longtemps utilisé par les guérisseurs pour ses vertus toniques, laxatives et astringentes qui l’utilisait contre les digestions difficile, les constipations, l’anémie, l’acné, le psoriasis, l’eczéma et les furoncles. Ils sont consommés avec la plus grande des modérations en feuille crues ou en décoction, voir en extrait ou encore en teinture, sirop et vin de racines.

Pour les herboristes, certains composés présents dans les racines de la plante sont considérées comme un nettoyant très efficace du sang pour aider le corps à éliminer les métaux lourds et pour traiter d’autres troubles hépatiques.

Pour autant, ces informations restent à prendre avec mesure et distance, on ne connait rien de la toxicité des rumex, riches en acide oxalique, il convient d’éviter toute consmation régulière et prolongée et de la proscrire en cas de maladie des reins et pendant la grosses et l’allaitement.

Prédateurs naturels : le papillon de nuit Clair obscur  (Noctuidae).

L’obtusifolius:

Adventice de la famille des polygonaceae, de 50 cm à 1 m de hauteur, aux grande feuilles feuilles pétiolées, ovales (jusqu’à 20 cm) et légèrement « soufflées » ou ondulées. La plante produit, au dessus des feuilles, de grandes tiges pleines de grappes de fleurs vertes qui virent au rouge à mesure qu’elles vieillissent. Les graines ont une couleur brun-rougeâtre. Les semis peuvent être identifiés par les feuilles ovales rouge avec des tiges et des feuilles roulées. On le distingue du rumex crispus, très similaire en apparence, mais avec des feuilles plus minces.

Egalement dénommée patience à feuille obtuse, patience sauvage, rumex à feuilles obtuses, mais aussi Doche, Grande doche en Normandie, Parelle en Bretagne, ou encore la Paradelle en Limousin.

Originaire d’Europe, on la trouve maintenant dans de nombreuses autres régions à travers le monde. En prairie, le rumex à feuilles obtuses est l’adventice la plus importante, tant en prairie de fauche qu’en prairie pâturée.

Ses larges feuilles étaient parfois utilisées pour envelopper le beurre de ferme. Certains s’en servent pour calmer les picures liées aux orties par frottement. Un regard rétrospectif nous apprend que le rumex n’a pas toujours été perçu par l’homme du même oeil qu’aujourd’hui. Surtout en régions alpines, les feuilles de rumex était considéré comme un aliment pour l’homme et pour l’animal et il était cultivé à cet effet. Riches en protéines et vitamines A, ainsi qu’en fer et potassium mais avec un taux élevé d’acide oxalique Les feuilles se récoltent au fur et à mesure des besoins et de préférence jeunes et peuvent se consommer crues en salades lorsqu’elles sont jeunes, mais elles sont très amères. c’est pourquoi il est préférable de cuire les feuilles dans deux eaux différentes et les consommer en légume. Cette plante doit être consomée avec modération car elle peut irriter les voies  urinaires et accroitre le risque de développer des calculs réneaux, mais aussi de causer de légère dermatites. Le rumex à feuilles obtuses figure dans la liste des plantes médicinales. Tandis que d’autres la considère comme une mauvaise herbe, légèrement toxique certains considère que le bétail peut tomber malade en s’en nourrissant. L’action cumulée des acides oxaliques, anthraquinones et flavoglycosides a un effet négatif sur le système cardiovasculaire, sur le système nerveux et sur le tractus intestinal des animaux.

L’éradication de ces rumex est difficile, les spécimens âgés étant dotés d’une profonde racine pivotante pouvant atteindre 5 mètres de profondeur. Une vraie misère pour le paysan!

Contrairement au crispus, obtusifolius préfère les sols à tendance acide. Sa présence Indique des hydromorphismes par tassement, engorgement en matière organique animale et parfois en eau. Si ce rumex explose en agriculture, c’est important ; car les hydromorphismes déstructurent les argiles et causent une libération d’aluminium et de fer ferriques toxiques pour l’homme. Il peut être intéressant de laisser ces plants sur place : leur racines percent les sols tassés et permettent leur oxygénation et l’arrêt naturel de l’asphyxie.

Seul parasite naturel  le scarabée des rumex, dont les larves s’attaquent aux feuilles, mais les résultats s’avèrent peu concluant. On ne lui connait de plantes incompatibles.

Quels qu’ils soient Rumex crispus et obtusifolius ne devraient pas lever dans un sol en bonne santé, il est donc inutile de les empêcher de grainer. Pour les besoins de culture on peut simplement couper la partie aérienne gênantes et laisser les racines corriger le milieu ; il faut évidemment éviter de passer avec un engin lourd ou d’ajouter de la matière organique sur ces « points d’asphyxie ».

Reste tout de même qu’ils à de bonne accointance (associations) avec les asperges, les carottes, le cresson, les épinards, les fraises, les haricots, les pois, les radis, la rhubarbe, les salades et les tomates.

g.