03 août / Rumex Invader!

rumex_obtusifolius_plant

Notre Leitmotiv cette année, La chasse au Rumex!

Rumex et Chardon des champs : deux vivaces souvent redoutées, difficiles à contrôler. l’agriculture durable, sans pesticides s’y confronte régulièrement sans trouver de remède miracle, ici la fiche technique d’une étude intéressante

http://www.agriculture-durable.org/wp-content/uploads/2011/05/RumexchardonsBAT.pdf

On coupe, on tente des semis de seigle, on se renseigne, comment limiter en dehors d’attendre la fin du cycle naturel qui fera place aux chardons. Dans les champs du Sausset, on dépasse les deux cent spécimens par mètre carré. et surtout quoi et comment cultiver du vivrier, pourquoi une présence aussi aussi massive.

Plongée dans l’univers d’un adventice : Tout d’abord, il y  a rumex et rumex:

Le crispus: 

Polygonaceae, aux grandes feuilles, rugueuses et épaisses originaire d’Eurasie nommée aussi réguette, oseille crépue, patience crépue ou frisée, s’en débarrasser et un vrai sacerdoce.

Elle se développe dans les endroit incultes et les pâturages négligés, les friches agricoles, et tous les sites perturbés par l’homme.

La présence de ce rumex indique des hydromorphismes par tassement ou engorgements en eau, ainsi qu’une saturation du sol en matière organique animale ; amenant à la destructuration des argiles et la production de nitrites, fer ferriques, et aluminiums. Cette espèce a tendance à pousser sur les sols basiques.

Allégorie du charme d’un clochard ou de la beauté de la pauvreté et de la vieillesse. De tout temps éradiqué, chassé, repoussé, il n’en reviens que plus fort.

Seules panacées, malgré un gout particulièrement amère, il fut longtemps utilisé par les guérisseurs pour ses vertus toniques, laxatives et astringentes qui l’utilisait contre les digestions difficile, les constipations, l’anémie, l’acné, le psoriasis, l’eczéma et les furoncles. Ils sont consommés avec la plus grande des modérations en feuille crues ou en décoction, voir en extrait ou encore en teinture, sirop et vin de racines.

Pour les herboristes, certains composés présents dans les racines de la plante sont considérées comme un nettoyant très efficace du sang pour aider le corps à éliminer les métaux lourds et pour traiter d’autres troubles hépatiques.

Pour autant, ces informations restent à prendre avec mesure et distance, on ne connait rien de la toxicité des rumex, riches en acide oxalique, il convient d’éviter toute consmation régulière et prolongée et de la proscrire en cas de maladie des reins et pendant la grosses et l’allaitement.

Prédateurs naturels : le papillon de nuit Clair obscur  (Noctuidae).

L’obtusifolius:

Adventice de la famille des polygonaceae, de 50 cm à 1 m de hauteur, aux grande feuilles feuilles pétiolées, ovales (jusqu’à 20 cm) et légèrement « soufflées » ou ondulées. La plante produit, au dessus des feuilles, de grandes tiges pleines de grappes de fleurs vertes qui virent au rouge à mesure qu’elles vieillissent. Les graines ont une couleur brun-rougeâtre. Les semis peuvent être identifiés par les feuilles ovales rouge avec des tiges et des feuilles roulées. On le distingue du rumex crispus, très similaire en apparence, mais avec des feuilles plus minces.

Egalement dénommée patience à feuille obtuse, patience sauvage, rumex à feuilles obtuses, mais aussi Doche, Grande doche en Normandie, Parelle en Bretagne, ou encore la Paradelle en Limousin.

Originaire d’Europe, on la trouve maintenant dans de nombreuses autres régions à travers le monde. En prairie, le rumex à feuilles obtuses est l’adventice la plus importante, tant en prairie de fauche qu’en prairie pâturée.

Ses larges feuilles étaient parfois utilisées pour envelopper le beurre de ferme. Certains s’en servent pour calmer les picures liées aux orties par frottement. Un regard rétrospectif nous apprend que le rumex n’a pas toujours été perçu par l’homme du même oeil qu’aujourd’hui. Surtout en régions alpines, les feuilles de rumex était considéré comme un aliment pour l’homme et pour l’animal et il était cultivé à cet effet. Riches en protéines et vitamines A, ainsi qu’en fer et potassium mais avec un taux élevé d’acide oxalique Les feuilles se récoltent au fur et à mesure des besoins et de préférence jeunes et peuvent se consommer crues en salades lorsqu’elles sont jeunes, mais elles sont très amères. c’est pourquoi il est préférable de cuire les feuilles dans deux eaux différentes et les consommer en légume. Cette plante doit être consomée avec modération car elle peut irriter les voies  urinaires et accroitre le risque de développer des calculs réneaux, mais aussi de causer de légère dermatites. Le rumex à feuilles obtuses figure dans la liste des plantes médicinales. Tandis que d’autres la considère comme une mauvaise herbe, légèrement toxique certains considère que le bétail peut tomber malade en s’en nourrissant. L’action cumulée des acides oxaliques, anthraquinones et flavoglycosides a un effet négatif sur le système cardiovasculaire, sur le système nerveux et sur le tractus intestinal des animaux.

L’éradication de ces rumex est difficile, les spécimens âgés étant dotés d’une profonde racine pivotante pouvant atteindre 5 mètres de profondeur. Une vraie misère pour le paysan!

Contrairement au crispus, obtusifolius préfère les sols à tendance acide. Sa présence Indique des hydromorphismes par tassement, engorgement en matière organique animale et parfois en eau. Si ce rumex explose en agriculture, c’est important ; car les hydromorphismes déstructurent les argiles et causent une libération d’aluminium et de fer ferriques toxiques pour l’homme. Il peut être intéressant de laisser ces plants sur place : leur racines percent les sols tassés et permettent leur oxygénation et l’arrêt naturel de l’asphyxie.

Seul parasite naturel  le scarabée des rumex, dont les larves s’attaquent aux feuilles, mais les résultats s’avèrent peu concluant. On ne lui connait de plantes incompatibles.

Quels qu’ils soient Rumex crispus et obtusifolius ne devraient pas lever dans un sol en bonne santé, il est donc inutile de les empêcher de grainer. Pour les besoins de culture on peut simplement couper la partie aérienne gênantes et laisser les racines corriger le milieu ; il faut évidemment éviter de passer avec un engin lourd ou d’ajouter de la matière organique sur ces « points d’asphyxie ».

Reste tout de même qu’ils à de bonne accointance (associations) avec les asperges, les carottes, le cresson, les épinards, les fraises, les haricots, les pois, les radis, la rhubarbe, les salades et les tomates.

g.

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